À chaque fois, c'était la même histoire. Sur la rue, malgré le froid, les colis, les passants, elle figeait devant la vitrine. C'était l'atelier. L'atelier d'Emmanuelle. Un petit coin de rêve où ça sentait bon la terre cuite, où les couleurs se faisaient murmure. Du trottoir, elle ne pouvait quitter des yeux toutes ces tasses, tous ces pots, tendait la main malgré la vitre, comme pour toucher leurs motifs, saisir une part de leurs courbes. Du brun, du bleu, du vert. Elle aurait aimé entrer et porter l'un des morceaux à son oreille. Y capter le souffle de la terre.lundi 17 novembre 2008
Murmures
À chaque fois, c'était la même histoire. Sur la rue, malgré le froid, les colis, les passants, elle figeait devant la vitrine. C'était l'atelier. L'atelier d'Emmanuelle. Un petit coin de rêve où ça sentait bon la terre cuite, où les couleurs se faisaient murmure. Du trottoir, elle ne pouvait quitter des yeux toutes ces tasses, tous ces pots, tendait la main malgré la vitre, comme pour toucher leurs motifs, saisir une part de leurs courbes. Du brun, du bleu, du vert. Elle aurait aimé entrer et porter l'un des morceaux à son oreille. Y capter le souffle de la terre.
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1 commentaire:
"porter l'un des morceaux à son oreille", petite symphonie de pots vibrants.
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