lundi 29 juin 2009
Dahlia
mardi 23 juin 2009
dimanche 14 juin 2009
Les moutons
Il y avait ces petites particules dans l'air. Des moutons avais-tu lancé. J'avais pensé de bien petit moutons. (Ou peut-être des boules de chats?) Ils voyageaient. S'élevaient dans les airs, puis redescendaient. Comme certains manèges pour petits. J'aurais voulu avoir une clochette à faire tinter doucement. Pour accompagner leur route. Briser le silence de la fenêtre. Et faire tomber la nuit plus vite. (Mais je n'avais que le petit grelot du chat.) En étirant les doigts très loin, peut-être pourrais-je en cueillir un ou deux. Et les goûter. Lentement. Des filaments collants aux doigts. Comme de la barbe à papa. Sur le balcon d'en bas, Léo s'est gratté (faisant sursauter les puces sur son collier). Son petit grelot a résonné. Trop vite. Dans l'air, les moutons se sont mis à sautiller. Ont accéléré leur course, entraînant avec eux la roue du soleil. Je les ai comptés. Très vite. Et le ciel est devenu rose, puis mauve, puis très sombre. Le vent s'est essoufflé. Les moutons avaient disparu. S'étaient assoupis sur le rebord des trottoirs. Reprendraient leur route demain.
Pivoines
Le plan était lourd de boutons. Çà et là, des pivoines, immenses. Il fallait bien choisir et couper les tiges. Papa secouait les fleurs, tête en bas, pour que les fourmis tombent. Plus petite, j'aurais voulu agiter à mon tour ces baguettes singulières. Mais je n'étais plus petite. Et les fourmis avaient fait de mes pieds leur piste d'atterrissage. Accroupie dans l'herbe je les ai observées s'écraser sur ma peau alors que mon père, tiges en main, exauçait encore quelques vœux. Les fourmis ont cessé de voltiger. Papa a remis les fleurs à l'endroit. Nous les déposerions dans un joli vase - pas trop versant - dirait maman.
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